Madické Niang: « Khalifa doit être libéré. Et si Dieu fasse que je sois élu… »

Le leader de la coalition « Madické 2019 » n’a pas fait, hier, dans la langue de bois par rapport à l’objet de sa rencontre avec Khalifa Sall. L’ex-maire de Dakar et leader de la coalition Taxawu Senegaal à dit qui il venait de rendre visite à la prison de Rebeuss. « Je suis venu le rencontrer en tant que candidat. Tout le monde sait que Khalifa Sall a son électorat propre qui peut permettre à n’importe quel candidat de gagner Dakar et d’être en très bonne position pendant la présidentielle », soutient, d’emblée, Me Madické Niang.

Révélant avoir trouvé, selon Les Échos, « un homme moralement très fort, qu’il a encouragé pour l’épreuve qu’il traverse », il promet que « sa priorité sera, une fois élu, de réparer l’injustice dont est victime Khalifa Sall ». Et de poursuivre : « Je l’ai dit et répété, je suis contre l’instrumentalisation de la justice pour éliminer des adversaires. Avec les décisions de la Cedeao et du Comité des droits de l’homme de l’Onu, Khalifa doit être libéré. Et si Dieu fasse que je sois élu, ça fera partie des premières mesures que je prendrais ».

AL AMINOU LO DIRECTEUR NATIONAL DE LA BCEAO « Le Franc CFA est l’une des meilleures monnaies africaines »

Le directeur national de la Banque centrale des Etats de l’Afrique l’ouest(BCEAO) a participé hier, à Ziguinchor, à la cérémonie de présentation sur la vulgarisation du dispositif de soutien au financement des PME/PMI.

 Au cours de son audience devant le gouverneur et plusieurs entrepreneurs des trois régions à savoir : Sédhiou, Kolda et Ziguinchor, Al Aminou Lo  a rassuré son assemblée en soulignant que le Franc Cfa est l’une des meilleures monnaies africaines.

  Dans son discours, Al Aminou Lo a abordé la question de savoir pourquoi le franc CFA est l’une des meilleures monnaies?

 Répondant lui-même à sa propre question, il a rappelé qu’une monnaie a trois fonctions principales.

-La première a trait à une unité de compte

-la deuxième fonction renvoi qu fait selon lequel la monnaie  est intermédiaire dans les échanges. —Enfin, le franc CFA est l’une des meilleures monnaies africaines car elle a une réserve de valeurs.

 Ceci étant, « Si vous gardez votre argent dans une banque, il vous garantira les mêmes pouvoirs d’achat dans plusieurs années. Parce que la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’ouest est connue en Afrique comme étant une banque qui sait manier le taux d’inflation », explique M.LO qui estime que la BCEAO fait tout pour que ce taux ne dépasse jamais 3%.

 En plus, à en croire le directeur général de la BCEAO,  le Franc CFA donne  accès à un marché élevé. aussi, il faut reconnaître  que le FCFA est convertible. « N’importe qui, peut acheter n’importe quoi, partout dans le monde. Il relève cependant qu’avec le Franc CFA,  l’on peut accéder  à des devises. C’est d’ailleurs ce qui nous lie à la France », affirme t il.

  Toujours sur la relation  entretenue avec la France en termes de monnaie, M. Lo  signale que, « ce qui nous lie à la France, c’est qu’elle garantit cette capacité que nous avons à nous rendre à l’extérieur, acheter, et n’être jamais à court de devises ».

 Toutefois, Al Aminou Lo de faire savoir que c’est une assurance tout risque. «  Nous avons souscrit à cette assurance en prenant le soin de faire une gestion vertueuse. Qui fait qu’aujourd’hui nous avons quelques douze milliards de dollars de réserve de changes. Cela veut dire que l’économie se porte bien », a-t-il dit. Ajoutant que les pays de l’UEMOA sont les pays où le taux de croissance est le plus élevé depuis quatre ou cinq ans dans toute l’Afrique.

 « A chaque fois que l’Etat du Sénégal a des besoins de financements sur les marchés extérieurs, il a emprunté à la BCEAO sur trente ans avec un taux inférieur à celui du Nigéria. Il y a que deux pays qui nous devancent sur le plan de la monnaie, c’est l’Afrique du Sud et le Maroc », a expliqué hier, à Ziguinchor, Al Aminou Lo, directeur national de la BCEAO, en marge de la cérémonie de présentation sur la vulgarisation du dispositif de soutien au financement des PME/PMI.

BARAYA chez MACKY : « la gangrène de notre Parti », « extirpée », dixit Me Fatima FALL

L’ex-coordonnateur de la fédération départementale du Parti Démocratique Sénégalais (PDS) à Saint-Louis, Ameth FALL «  BARAYA » s’est finalement décidé à assumer son soutien au président Macky SALL. suite aux nombreux refus de ce dernier, il admet finalement son ralliement à l’APR.

Les libéraux prenant bonne note de ce revirement, ils s’interrogent sur la « théâtralisation » qu’est l’assemblée générale de la Fédération autorisant à officialiser son soutien à la candidature de Macky SALL à la présidentielle.

En effet, les responsables locaux du PDS n’avaient pas pris part à ce conclave et signalent que le départ n’engage que lui. Par ailleurs, dans sa déclaration l’opérateur économique dit avoir consulté « une base politique éparpillée un peu partout au Sénégal » « Une pitoyable mégalomanie », selon Me Fatima FALL nullement surprise par cette sortie.

« Tout le monde s’attendait à ce que BARAYA franchisse le pas et aille se contorsionner dans l’aquarium de l’APR. Une sardinelle pêchée par Macky ! », se désole la responsable libérale, fidèle à Maitre Abdoulaye WADE.

« Pendant tout le magistère du président sortant, Ameth Fall BARAYA s’est résolument transformé en président du comité d’accueil pour les visites de Macky. Demeurant constant dans son rôle de transhumant, il a toujours refusé de structurer la fédération départementale Saint-Louis depuis la perte du pouvoir, réduisant ainsi le fonctionnement du parti à sa simple personne », a renseigné l’huissier de justice.

« Nous pensons que c’est une bonne chose d’extirper la gangrène de notre Parti. Cela nous rend plus fort, plus déterminé et plus organisé pour reprendre le pouvoir », a-t-elle conclu.

NDARINFO.COM

Affaire des 94 milliards : Mise en place d’une commission d’enquête parlementaire, ce lundi

La polémique sur l’affaire des 94 milliards est loin de tirer son épilogue. En effet, les députés ont décidé  de faire la lumière sur les accusations de détournement de leur collègue Ousmane Sonko contre le directeur des Domaines, Mamour Diallo.

Après l’annonce vendredi de la mise en place d’une commission d’enquête parlementaire, le bureau de l’Assemblée nationale se réunit lundi pour se pencher sur la question.

Passée cette étape, Ousmane Sonko pourra se présenter devant ses collègues pour faire la lumière sur cette affaire des 94 milliards.

Sénégal, un pays vraiment à l’envers ( Par Mody Niang).

Le 26 avril 2017, je faisais publier à ‘’Sud quotidien’’ une contribution avec pour titre : « Sénégal, le pays de tous les possibles ». Ce Sénégal-là n’a malheureusement pas évolué ou, s’il l’a été, c’est dans le mauvais sens. Il est aujourd’hui carrément à l’envers avec, en particulier, la tournure que prennent de plus en plus les événements, notamment celui ayant trait à cette Affaire de 94 milliards francs CFA.

Rappelons que le 16 octobre 2018, face à la presse et au siège de son parti, le Président de PASTEF Ousmane Sonko accusa gravement le Directeur national des Domaines Mamour Diallo, de forte implication dans un détournement de 94 milliards de francs CFA. Il ajouta même, pour le charger encore plus, qu’il n’en était pas à son coup d’essai. M. Sonko ne s’était pas arrêté en si bon chemin : il avait saisi de l’Affaire l’Inspection générale d’Etat (IGE), le Procureur de la République et l’Office national pour la lutte contre la Fraude et la Corruption (OFNAC), ce dernier ayant été seul à réagir, selon lui. Le Président de PASTEF se faisait encore plus précis en affirmant que l’Affaire qui concernait le foncier portait sur du faux pour enrichir un ou deux hommes d’affaires, trois ou quatre hauts fonctionnaires, quatre ou cinq politiciens.

Au grand étonnement de nombreux observateurs, le principal mis en cause se mura dans un silence de cimetière. Il a fallu attendre neuf mois (du 16 octobre au 2018 au 7 janvier 2019), pour que M. Madiambal Diagne sortît du bois pour rendre publiques de graves révélations sur le Président de PASTEF. Cette sortie réveilla M. Mamour Diallo et son clan et leur donna du courage et des ailes. Un peu plus d’une semaine après, le 24 janvier 2019 exactement, il prit son courage à deux mains pour accorder une interview à un quotidien de la place, en répondant à des questions qui avaient tout l’air d’être taillées sur mesure. Il commença par se réfugier commodément derrière le Code de déontologie et la confidentialité dans l’administration, pour expliquer son long silence. Il précisa ensuite, que même en faisant de la politique, il ne pouvait pas se permettre, en tant que haut fonctionnaire, de s’épancher dans les médias sur n’importe quel sujet. Il rappela aussi, à ceux qui seraient tentés de l’oublier, qu’il a prêté serment il y a plus de 27 ans et que ce serment est encore gravé dans sa mémoire et a du prix à ses yeux.

Le Sénégal est vraiment à l’envers, le pays de tous les possibles. Ce Mamour Diallo nous prend vraiment pour des demeurés. Il n’y a aucun doute que le Code de déontologie, la confidentialité de l’administration et le serment qu’il a évoqué manifestement sans conviction, sont en train de se tordre de douleur. Sont-ils corsés au point de l’empêcher de laver son honneur en portant l’Affaire devant la justice ? L’ont-ils empêché de faire sa tonitruante rentrée politique à Louga en déplaçant pratiquement la République avec à sa tête le Premier Ministre ? S’en est-il soucié vraiment quand il dépensait, pour l’occasion, une centaine de millions de francs CFA, voire bien plus selon de nombreux observateurs ? De même, le mépris qu’il semble afficher et la chaîne hiérarchique à laquelle il serait soumis en tant que directeur national ne convainquent personne. Il s’abrite aussi derrière le fait qu’il n’était pas seul à être attaqué mais que tout l’Etat était en cause et que, partant, la réponse ne devait pas être personnelle, mais administrative et officielle. Donc, il ne pouvait pas se permettre de porter seul l’Affaire devant la justice. Trêve de balivernes ! Un haut fonctionnaire allemand, français, anglais, suédois, norvégien démissionnerait immédiatement de son poste. D’ailleurs, une telle histoire rocambolesque est impensable dans ces pays sérieux ou, si par extraordinaire elle y intervenait, le couperet tomberait très vite, s’il le faut, en attendant qu’une enquête soit menée.

  1. Diallo se lance ensuite dans un long historique de cette Affaire qui daterait de 1959. Ses explications autour du Titre foncier TF 1451 très longues, parfois laborieuses, attestent de la complexité de l’Affaire. Le lendemain de l’interview d’ailleurs, son patron, le Ministre de l’Economie, des Finances et du Plan (MEFP), poursuit l’explication devant les députés. Finalement, de sa bouche, nous apprenons que l’Etat doit à la Société SOFICO la somme faramineuse de 250 milliards de francs CFA. Son Ministre délégué chargé du Budget confirme ce gros montant du à SOFICO et révèle que seuls 3 milliards 400 millions de francs ont été payés. Donc, on décaisse, même si ce n’est pas encore 46 milliards ! Notre Ministre délégué se lance ensuite dans l’explication des procédures de paiement qui existent dans une expropriation et soutient que les propriétaires de terrains repris par l’Etat à usage d’utilité publique et dont les sommes élevées ne peuvent pas être payées en une seule tranche. Le paiement pour un pareil cas, poursuit-il, se fait par tranche ou par échange. Par l’échange contre quoi ? Pour se faire plus convaincant, il évoque un rapport de l’Inspection générale des Finances (IGF) – nous sommes toujours dans ‘’la maison finances’’ – qui a demandé à l’Etat d’inscrire dans son budget une somme comprise entre 30 et 45 milliards de francs CFA, pour apurer progressivement toutes les expropriations dont le montant s’élève aujourd’hui à 300 milliards de francs CFA (son patron avançait 250 milliards). Ce qu’il convient de retenir surtout, c’est que le Ministre délégué confirme son supérieur en précisant que « l’Etat doit de l’argent à la Société SOFICO, car c’est elle qui a acheté la créance auprès de ceux à qui l’Etat devait de l’argent». Il conclura que « c’est une opération régulière».

Nous voulons bien le croire mais arrêtons-nous un instant ici : l’Affaire date de 1959. Pendant de longues années, les familles propriétaires légitimes du TF 1451 ont couru désespérément derrière leurs indemnités. De guerre lasse, impuissants devant un Etat puissant qui les ignorait royalement, ils se font gruger par cette SOFICO qui leur achète la créance à 2 milliards 300 millions de francs CFA, pour se faire payer 300 milliards aujourd’hui. Une partie de la famille se serait rétractée pour saisir la justice. Le dossier d’Ousmane Sonko donne une idée de cette odyssée avec des documents judiciaires et domaniaux. En tous les cas, Amadou Ba, Mamour Diallo, probablement l’actuel Directeur général des Impôts et Domaines (DGID) et peut-être d’autres avant eux ont mis la main dans cette inique transaction. Pour se dédouaner, Mamour Diallo déclare : « Moi, je ne vois même pas d’argent, pas un sou. Je ne gère que du papier et je ne suis ni au début ni à la fin de la procédure. Comment aurais-je pu détourner ne serait-ce qu’un centime ? Même si nous ne sommes pas des spécialistes de la finance publique, DIEU nous a gratifiés d’un bon sens. Les responsables et les agents du Service des engagements du MEFP, pour ne citer que ceux-là, ne voient pas d’argent, pas un sou, comme d’ailleurs nombre de leurs collègues dans d’autres structures. Parmi eux, il y en a qui voient l’argent, beaucoup d’argent dans l’ombre, alors qu’ils n’ont géré que du papier de bout en bout. D’où viennent les millions que des ministres, des directeurs de services, d’agences et d’autres structures distribuent pratiquement tous les week-ends aux militants de leurs bases  respectives ? A la page 8 de L’’AS’’ du 21 janvier 2019, on lit ceci : « AUTONOMISATION DES FEMMES DE KOUNGHEUL : Socé Diop Dionne met à la disposition des GIE 5 millions de francs. » Même si elle est surpayée, comme nombre d’autres responsables APR, on peut se demander quand même où elle tire ces millions, d’autant plus qu’elle serait coutumière d’une telle générosité. Amadou Ba et Mamour Diallo ne nous sont pas non plus inconnus. Nombre de rapports ont mis en évidence leurs forfaits, notamment ceux de la Cour des Comptes et de l’IGE. Nous renvoyons le lecteur au ‘’Rapport public sur l’Etat de la Gouvernance et de la Reddition des Comptes’’ de l’IGE de juillet 2014 et à deux de mes contribution : 1) ‘’L’acquisition du Domaine du Général Chevance Bertin à Bambilor par l’Etat -Wade : une vaste escroquerie’’, (‘’WalfQuotidien’’, ‘’L’Exclusif’’ du 4 et ‘’Le Témoin’’ du 10 décembre 2018) ; 2) ‘’L’acquisition des terres du Général Chevance Bertin : une forfaiture indigne d’un Président de la République’’ (‘’WalfQuotidien’’ (‘’L’Exclusif’’ du 12 et ‘’L’AS’’ du 14 décembre 2018). Nous nous souvenons aussi de cette fameuse lettre salée du 21 mai 2012 adressée à Amadou Ba alors DGID par son collègue Allé Sine, lettre qui a circulé pendant longtemps dans les couloirs du MEFP et hors de celui-ci. Je n’insisterai pas sur son contenu qui n’a pas présenté M. Ba sous de beaux jours.

Sur cette Affaire de 94 milliards, nous avons entendu l’accusateur, l’accusé et ses défenseurs y compris de nombreux médias. L’accusateur est revenu à la charge pour se faire plus précis. C’était lors de son meeting du samedi 19 janvier 2019 à la Place de l’Obélisque. Il y déclarait notamment : « Mamour Diallo et Cie ont déjà décaissé 46 des 94 milliards. C’est Macky Sall qui les couvre. Parce que la banque a besoin d’une lettre de confort signée par le Ministre du Budget ou par celui des Finances, pour verser cet argent. Et si Bassirou Guèye est réellement le Procureur de la République et non celui de Macky Sall, qu’il ouvre le dossier. Je lui indiquerai la banque qui a payé ces 46 milliards, les numéros de comptes bancaires et les libellés. Nous avons en face de nous des voleurs qui s’empressent de crier aux voleurs. ». Peut-on être plus clair et plus accusateur ? La justice comme les mis en cause ont préféré alors faire la sourde oreille. Pourtant, qu’il était plus simple, puisque tout est fabulation dans son dossier, de le traîner devant la justice, de le confondre et de le discréditer à jamais ! Voilà que, rien de tout cela n’ayant été fait, l’Assemblée nationale qui découvre comme par enchantement qu’elle a un pouvoir de contrôle, met précipitamment en place une commission d’enquête, à laquelle le Président du PASTEF sera contraint de déférer. C’est vraiment le Sénégal à l’envers ! Combien de propositions de commissions d’enquêtes cette assemblée nationale croupion a-t-elle rejetées sans crier gare, avec toujours le même prétexte fallacieux qu’elle ne peut pas faire le travail de la justice ? Ses membres, serviteurs exclusifs du président-politicien n’ont-ils pas eu honte de seulement caresser cette idée saugrenue par ce contexte préélectoral ? Il leur faudrait sûrement la croix et la bannière pour que le Président de PASTEF défère à leur caxaaneri. Ils sont à leur seconde législature. Combien de commissions d’enquêtes ont-ils à leurs comptes ? Le nombre dépasserait difficilement celui des doigts d’une main. Pourtant, ce n’est pas faute de matière et ils le savent parfaitement. Combien de scandales gravissimes sont-ils restés dans l’ombre sans que ni la justice, ni eux-mêmes n’aient levé le plus petit doigt ? Je ne me répéterai pas en en donnant des exemples. Je renvoie le lecteur à quelques-unes de mes contributions, notamment à : 1) ‘’Cette nébuleuse affaire de 7 milliards ne relève d’aucun secret d’État’’ (‘’Le Quotidien’’ du 17 décembre 2011) ; 2) ‘’Dans l’affaire des 94 milliards comme dans de nombreuses autres, nous revendiquons notre droit à l’information!’’ (‘’WalfQuotidien’’ du 15, ‘’Dakar-Times’’ et ‘’L’Exclusif’’ du 16 janvier 2019).

Dans cette Affaire de 94 milliards, Amadou Ba et Oumar Diallo constitueraient à eux seuls deux belles cibles pour une commission d’enquête parlementaire, si on considère leurs longues carrières parsemées ‘’d’embûches’’. Il suffit d’avoir pour guides les nombreux rapports d’organes de contrôle qui les ont épinglés. Le premier, en particulier, serait à la tête d’une fortune immense. Une autre matière intarissable pour faire l’objet de commissions d’enquêtes parlementaires, c’est toute la gestion foncière du vieux président-politicien et de son sosie et successeur. Du 1er  avril 2000 à nos jours, nous avons été témoins d’iniquité, d’injustice insoutenable dans la gestion de nos anciennes réserves foncières. Pendant 19 ans, ce bien collectif a été pillé et distribué à la tête du client. Aujourd’hui, des chefs religieux, des officiers supérieurs et généraux, magistrats, différents inspecteurs (des Impôts et Domaines, du Trésor, des Douanes), des politiciens, des membres des deux familles présidentielles se trouvent avec des villas et des immeubles cossus, ainsi que des parcelles nues qui attendent d’être vendues aux plus offrants. Nous n’omettrons pas ces deux compatriotes dont le vieux président prédateur a fait facilement des milliardaires, en mettant à leur disposition des dizaines d’hectares de terre à 4000-4200 francs le mètre carré, qu’ils vendent aujourd’hui à 250.000 francs le mètre carré, voire plus. Pendant ce temps, de jeunes couples de 30 à 50 ans courent désespérément derrière une seule parcelle de 150 m2 pour se construire une maison.

Nos députés du président-politicien ont donc raté le coche et l’occasion de se taire. Le Président de PASTEF a vraiment bon dos et tous nos compatriotes à qui il reste encore une seule once de justice et d’équité devraient dénoncer avec la dernière énergie cette commission d’enquête bidon et manifestement sélective, dont les auteurs devraient avoir honte, s’ils en sont encore capables.

Dakar, le 28 janvier 2019

Mody Niang

Mort de Mamadou Diop : Le préfet de Dakar s’oppose à la commémoration

La place de la Nation, ex-Obélisque, n’abritera pas, cette année, la commémoration de la mort de l’étudiant Mamadou Diop, tué le 31 janvier 2012, en marge des manifestations contre la candidature de Me Abdoulaye Wade. Car, selon Les Échos, le préfet de Dakar a interdit le rassemblement.

En effet, les amis et sympathisants du défunt, qui étaient allés déposer une lettre d’informations pour les besoins de l’événement, se sont vus opposer un niet catégorique par le préfet. Qui, croient-ils savoir, n’était pas dans les dispositions d’autoriser ce programme dans un contexte préélectoral tendu.

Présidentielle 2019 : Wade tient son conseil de guerre à Versailles

De la France où il se trouve, Me Abdoulaye Wade manœuvre  fermement contre Macky Sall. Le Pape du SOPI a convoqué en ce jour  le coordonnateur adjoint du PDS Oumar Sarr; le président de Bokk Gis-Gis Pape Diop, et Mamadou Diop Decroix à son domicil sis à Versailles.

Selon L’Observateur qui donne l’information, ils ont quitté Dakar hier lundi pour se rendre en France.

Quelles sont  les réelles motivations ce conclave aux fortes senteurs?  Une pourrait on pas l’assimiler à un véritable conseil de guerre ?

Le journal croit savoir qu’à l’issue de cette rencontre entre Wade et ses trois « lieutenants », l’ancien président prendra position pour un des 4 candidats en lice face à Macky Sall.

Qui de Sonko, Madické, Idy ou Issa Sall bénéficiera des faveurs de Wade ?

Diourbel : Pasteef les patriotes de Diourbel offre des consultations gratuites aux populations

Ils étaient sur le terrain ce dimanche à Diourbel où les membres  du parti Pasteef de la commune ont offert des consultations gratuites aux populations. L’école d’application Mame Diarra Bousso avait refusé du monde tellement l’affluence était grande. Des équipes de médecins ont quitté Dakar pour accompagner cette action sociale de haute portée.

Ce qui fit dire au coordonnateur départemental monsieur Alioune Séne  » au moment où les politiques envahissent les villes et villages du pays pour battre campagne, nous du Pasteef les patriotes, en parfaite congruence avec notre ligne de conduite, mettons l’accent sur l’aspect social qui a toujours était une préoccupation de notre partie. Ensuite nous allons battre campagne comme tout le monde, le moment venu et c’est pour nous l’occasion de demander à tous les acteurs politiques de faire preuve de hauteur et de retenue pour que tout se passe dans la paix mais aussi dans la transparence. »

 

Docteur Amath Niang, Président national de l’ordre des pharmaciens a apprécié à sa juste valeur cette action de haute portée humanitaire. Il témoigne ainsi  » Matar Séne  est un jeune frère que j’apprécie beaucoup pour son sérieux, son dévouement à la cause de Diourbel, mais surtout pour sa clairvoyance et par ricochet j’ai appris à prendre goût à ses positions courageuses. En tant qu’homme du secteur de la santé je ne peux qu’apprécier cette journée de consultations gratuites surtout qu’elles ont lieu ici à Diourbel même. Et c’est ainsi seulement que nous parviendrons à nous développer. »

 

Les patients aussi n’ont pas été du reste et ont tous remercié  les initiatives et demandent que de telles actions soient perpétuées car la santé coûte trop cher. Ainsi, des patients ont été suivis en médecine générales avec beaucoup de pathologies, mais le gros du lot est passé du côté de l’ophtalmologie où des verres de correction ont été offerts aux patients.

 

Installation de comité électoral : Tambacounda, Kaolack, Tivaouane, Dahra Djoloff, Benno Bokk Yaakaar installe ses comités électoraux dans la division

C’est parti pour l’installation des comités électoraux à moins de dix jours de l’ouverture de la campagne pour la présidentielle du 24 février. Les démons de la division ont resurgi et Macky Sall a de quoi rougir, lui qui avait déjà prévenu ses partisans lors de la rencontre avec les maires de Benno au CICAD de Diamniadio, “les risques sont au sein de l’Apr et non du côté de l’opposition”. Et, ces risques ne sont rien d’autres que les querelles interminables de leadership et de positionnement. 

En effet, à Tambacounda, le coordonnateur de l’APR, Mame Balla Lô, député-maire ne parle pas le même langage avec le Ministre Sidiki Kaba. Il a indiqué au micro de Sud fm, qu’il y a des divisions au sein de leur coalition. Avant d’ajouter que lui et ses partisans ne sont pas impliqués sur ce qui se fait à la base alors qu’il est le coordonnateur de l’Alliance Pour la République à Tamba. Ainsi, il entend créer son propre comité électoral et travailler parallèlement à l’autre comité pour le compte de Macky Sall.

A Kaolack également, d’un côté c’est le Ministre de la Fonction Publique, Mariama Sarr et de l’autre, celui de l’habitat et du Cadre de Vie, Diène Farba Sarr.  Chacun de son côté, a installé son comité et pourtant, tous disent travailler pour le compte de Macky Sall, lui qui a appelé à l’unité. Diène Farba Sarr, Baye Ciss, Aminata Touré, Awa Guèye, Souleymane Ndéné Ndiaye et d’autres composantes alliées de Benno Bok Yaakaar ont installé leur comité électoral. Au même moment, le Maire Mariama Sarr a procédé à l’installation du comité électoral et appelle toutes les forces vives de Kaolack ainsi que toutes les autres composantes alliées de Benno Bok Yaakaar à faire bloc autour du candidat Macky Sall pour sa réélection au soir du 24 février. Un véritable paradoxe si ce n’est une “mauvaise stratégie”. Comment peut-on dans la division réussir à faire bloc autour de quelqu’un dont l’appel semble tomber dans l’oreille de sourds ?.

D’autres parts, Seneweb nous renseigne que les responsables de la coalition Benno Bokk Yakaar (Bby) de Dahra ont à nouveau étalé leurs divergences. En effet, la réunion d’installation du comité électoral communal, convoquée, samedi, s’est terminée en queue de poisson. Selon toujours Seneweb, dès l’ouverture de la séance par le maire de la commune, Momar Ndiaye dit Mao, avec à ses cotés les 03 députés de Dahra, Ndèye Fatou Guissé de Fékké Macci Bolé, Mame Bounama Sall du Parti socialiste et Aniyeu Mbengue de l’Apr, les autres sensibilités ont émis le souhait d’avoir leurs représentants au niveau du présidium, ce qui leur a été refusé. Ainsi, des individus déchainés ont subitement envahi la place empêchant le maire de continuer la réunion. Il faut signaler que dans la commune de Thiaméne Pass, deux comités électoraux parallèles ont été mis sur pied ce matin, à cause des divergences notées entre le maire actuel Moussa Ndiaye et le responsable apériste du village de Mélakh, Massamba Thiane, par ailleurs secrétaire général de la mairie de Dahra.

Ces divergences notées au sein de la coalition Bby de Dahra et à Thiaméne Pass à moins de dix jours du démarrage de la campagne électorale risquent de compromettre les chances du parti présidentiel  dans le Djoloff.

Le même problème est rapporté à Tivaouane où, le comité électoral départemental est installé dans la division. Et, c’est Dakaractu qui nous renseigne que deux assemblées générales parallèles ont eu lieu ce samedi à Tivaouane pour l’installation du bureau du comité électoral départemental de la mouvance présidentielle.

La première AG qui s’est tenue à la permanence de l’APR, a été présidée par le plénipotentiaire Aymérou Gningue et a porté le Maire Mamadou Diagne Sy Mbengue à la tête du comité électoral départemental.

La seconde a eu lieu au Conseil départemental de Tivaouane où le ministre délégué chargé du développement du réseau ferroviaire, Abdou Ndéné Sall, a été désigné pour coordonner le même comité électoral départemental. Pour lui aussi, son soutien de taille est la présidente du Conseil départemental de Tivaouane, Seynabou Gaye Touré.

À cet effet, l’unité semble ainsi quitter les rangs de cette organisation politique dans la cité religieuse comme dans les villes citées. Une unité qui jusque là avait pu réunir l’ensemble des ténors autour d’un même idéal c’est-à-dire défendre les intérêts de leur candidat, le président Macky Sall. Mais pour l’heure, tel n’est plus le cas. Une nouvelle donne s’installe désormais à Tivaouane, Tamba, Kaolack, Dahra Djoloff en attendant une mission de médiation présidentielle ou religieuse pour décanter la situation.