Abdoulaye Wade : « Macky Sall est un dirigeant obstiné… »

Comme son fils, Karim, Abdoulaye Wade a adressé ses vœux aux Sénégalais. Dans un message transmis par la cellule de communication du Parti démocratique sénégalais, l’ancien chef de l’Etat s’en est pris à son successeur.

Selon lui, Macky Sall est «un dirigeant obstiné qui veut, contre vents et marées, ramer à contresens de la volonté populaire, tourner le dos aux principes ancestraux de liberté, d’honneur et de dignité. Il enrage d’exercer une vengeance historique contre tout le monde et contre personne».

Se présentant comme le «citoyen du Gandiol, du Walo, du Sénégal et de l’Afrique», le « pape du sopi » veut que l’élection présidentielle du 24 février 2019 «soit un pont radieux, ouvert sur un avenir de prospérité et de fraternité d’un peuple combattant qui ignore la misère et la famine, un peuple qui chante : “travailler, beaucoup travailler, encore travailler, toujours travailler !” Par notre jeunesse forgée de courage et d’abnégation ».
« Soyons un peuple fier et digne, qui avance sereinement sur le chemin de la Liberté. Meilleurs vœux de bonne et heureuse année ! », conclut-il.
Igfm

Les 23 candidats à la présidentielle de l’opposition font bloc, déchirent les vérifications du CC et menacent

Une lettre signée par les 23 candidats de l’opposition à la Présidentielle est parvenue à la rédaction de PressAfrik. Unis comme un seul homme, ces leaders ont décidé de mener la vie dure à Macky Sall d’ici le 24 février 2018, dans le but, disent-ils, d’avoir un scrutin transparent.

Ils dénoncent un « coup de force du candidat sortant Macky SALL consistant à éliminer des candidats à l’élection présidentielle avec la complicité d’un Conseil constitutionnel s’appuyant sur une application informatique dont aucune partie n’a pris connaissance et d’un fichier électoral dont l’authenticité est plus que douteuse et l’accès illégalement interdit aux partis autres que celui du candidat sortant ».

Ousmane Sonko, Idrissa Seck, Karim Wade et Cie exigent, entre autres, le retrait immédiat des mesures d’élimination des candidats d’une part, et d’autre part, la prise en compte de tous les candidats ayant déposé leur caution et leur dossier de candidature, sans tenir compte des changements introduits dans la Constitution et dans la loi électorale; la mise en place d’une autorité indépendante pour organiser
l’élection présidentielle. Ils vont également constituer un pool d’avocats pour défendre les candidats recalés

Les Candidats à l’élection présidentielle du 24 février 2019 se sont
réunis le 1 er Janvier 2019 pour échanger sur la situation politique créée
suite aux premiers résultats des opérations de vérification des listes de
parrainage par le Conseil constitutionnel et ont adopté la présente
résolution :
– Constatant que la mise en application du système de parrainage
citoyen tel que conçu, mis en œuvre sans consensus et imposé
par le candidat sortant s’est révélé être un désastre pour des
élections transparentes et la démocratie
– Constatant que le système de parrainages apparaît clairement aux
yeux de tous comme un procédé d’élimination de candidats en
compétition.
– Rappelant que le système de parrainage s’inscrit dans un
processus conçu par le candidat sortant à l’effet d’éliminer le
maximum de challengers possibles et dont la première étape a
consisté à tenter d’écarter des candidats par voie judiciaire ou par
tripatouillage de la constitution et de la loi électorale ;
– Prenant acte du fait que le refus du candidat sortant de respecter
les dispositions de l’article L53 du Code électoral, relatif au droit de
contrôle des partis politiques sur le fichier électoral, prive les
candidats, les partis et mouvements citoyens de toute visibilité sur
le processus devant mener à l’élection présidentielle,
– Constatant que le traitement automatisé, opéré par le Conseil
constitutionnel des fichiers électroniques des parrainages collectés

sur la base des cartes d’identité CEDEAO, a révélé l’opacité de
l’opération,
– Considérant en effet que les candidats n’ont à aucun moment du
processus pu prendre connaissance ni des procédures de contrôle,
du logiciel utilisé, de son cahier de charges et des conditions de
sélection de l’expert commis ni du fichier de référence,
– Considérant que sans un fichier électoral transparent et contrôlé
par les parties prenantes, aucune élection démocratique ne peut
être organisée,
– Convaincus que la poursuite du processus électoral actuel
entraînerait une confiscation anti-démocratique du pouvoir et
plongerait le Sénégal dans le chaos,
– Considérant que le candidat sortant est l’unique responsable de
toutes les dérives enregistrées jusqu’ici, lesquelles s’inscrivent
dans une tentative manifeste de garder le pouvoir par tous les
moyens contre la volonté des Sénégalais,
Les candidats à l’élection présidentielle du 24 février 2019 soussignés
DÉNONCENT
– le coup de force du candidat sortant Macky SALL consistant à
éliminer des candidats à l’élection présidentielle avec la complicité
d’un Conseil constitutionnel s’appuyant sur une application
informatique dont aucune partie n’a pris connaissance et d’un
fichier électoral dont l’authenticité est plus que douteuse et l’accès
illégalement interdit aux partis autres que celui du candidat
sortant ;
EXIGENT :

– La suppression des modifications de la constitution et du code
électoral et le retrait immédiat des mesures d’élimination des
candidats d’une part, et d’autre part, la prise en compte de tous les
candidats ayant déposé leur caution et leur dossier de candidature,
sans tenir compte des changements introduits dans la Constitution
et dans la loi électorale ;
– La mise en place d’une autorité indépendante pour organiser
l’élection présidentielle :
– L’accès immédiat des partis et candidats au fichier électoral ;
– L’audit du fichier électoral et de tout logiciel devant être utilisé pour
l’organisation de l’élection présidentielle.

DÉCIDENT ENSEMBLE DE
– Intensifier le combat pour une élection présidentielle sincère et
transparente ;
– retirer ce mercredi 02 Janvier 2019 les copies des PV portant sur
les résultats des vérifications des listes de parrainages, PV mis à la
disposition des représentants des candidats et signés par le
Président du Conseil constitutionnel et le Greffier en Chef ;
– tenir ce mercredi 02 janvier une conférence de presse pour
informer l’opinion nationale et internationale de leurs décisions ;
– saisir les partenaires du Sénégal ainsi que les autorités religieuses
et coutumières de la forfaiture perpétrée par le candidat sortant et
ses hommes ;
– constituer un pool d’avocats pour mieux défendre leur droit à être
candidats ;
– appeler tous les citoyens sénégalais à se mobiliser massivement
et à engager la bataille sans délai par tous les moyens et partout

au Sénégal et dans la Diaspora en vue d'imposer l'organisation
d'une élection présidentielle juste et transparente le 24  février
2019

Fait à Dakar, le 1 er Janvier 2019

Ont signé par ordre alphabétique
Boubacar CAMARA 
Mamadou Lamine DIALLO
Mamadou DIOP
Pape DIOP
Malick GAKOU
Pierre Atepa GOUDIABY
Bougane Dany GUEYE
Moustapha GUIRASSY
Abdoul MBAYE
Aissatou MBODJ
Mamadou NDIAYE
Madicke NIANG
Aissata Tall SALL
Elhadj Issa SALL
Khalifa Ababacar SALL
Thierno Alassane SALL
Samuel SARR
Idrissa SECK
Amsatou Sow SIDIBE
Ousmane SONKO

Hadjibou SOUMARE
Mansor Djamil SY
Karim Meissa WADE

Parrainage : les cadres de la coalition Hadjibou 2019 émettent des réserves sur les vérifications des “sages”

Les cadres de la coalition Hadjibou 2019 ont émis des réserves sur les vérifications des 7 “sages” sur les fiches des parrainages des candidats à la Présidentielle du 24 Février. En conférence de presse, ce lundi à Dakar, le coordonnateur des cadres de la coalition, Pape Alioune Diallo a exprimé ses doutes sur la vérification de toutes les signatures des candidats par les sept sages, dans un délai aussi court.

En effet, il estime que “le conseil constitutionnel ne dispose pas assez de moyens humains et financiers pour vérifier toutes les signatures des candidats. La plus haute juridiction est dans l’incapacité de dire que les résultats du fichier sont authentiques. Ils ne sont pas assez outillés pour décortiquer ce qui se cache derrière le logiciel”. Ainsi, cela, dit-il crée le doute dans l’esprit des sénégalais, “les sept sages doivent arrêter leurs travaux et certifier le logiciel utilisé lors de la vérification des parrains, par leur sagesse. On leur demande d’être juste et équitable”.

Dans ce sens, “la coalition Hadjibou 2019 informe et alerte l’opinion nationale et internationale sur les libertés des citoyens qui sont menacées car la loi sur le parrainage viole la constitution avec le secret du vote”, renchérit le coordonnateur des cadres, avant d’avertir : “le pays peut sombrer dans le chaos et Macky Sall sera le seul responsable car notre démocratie et nos libertés sont menacées”.

Pour éviter que le Sénégal ne bascule dans la violence, Pape Alioune Diallo invite le président Macky Sall à prendre pour exemple ses prédécesseurs, Abdou Diouf et Abdoulaye Wade, qui durant leur magistère ont su consentir des efforts pour bâtir une démocratie forte. Les bonnes volontés et les chefs religieux doivent aussi se prononcer pendant qu’il est encore temps, a-t-il soutenu.

MACKY SALL NE VA PAS BRIGUER UN 3E MANDAT EN CAS DE RÉÉLECTION

Macky Sall assure qu’il ne va pas briguer un troisième mandat en cas de réélection en février, estimant qu’il ‘’faudra partir’’ conformément à la Constitution qui limite le nombre de mandats à deux.

’’C’est moi qui ai écrit la Constitution. Quand on a ramené le mandat de 7 à 5 ans, j’ai dit que le mandat est renouvelable une fois. J’y ai rajouté une clause qui stipule que nul ne peut faire plus de mandats consécutifs’’, a dit le chef de l’Etat qui était interrogé par la presse sénégalaise, lundi soir, après son message à la Nation à l’occasion du nouvel an.

Le président sortant, candidat à sa propre succession, lors du scrutin présidentiel du 24 février, répondait à cette question, en wolof : ’’(…) En cas de réélection en février, ce sera votre deuxième mandat. Pouvez-vous dire aux Sénégalais que vous ferez deux mandats ?’’.
Pour le chef de l’Etat, la clause selon laquelle nul ne peut faire plus de deux mandats consécutifs a ‘’pour but de clore le débat sur la limitation du nombre de mandats’’.
’’Si réélu, je fais un deuxième mandat de 5 ans. Cela fera 7 plus 5 (….). Il faudra partir (…). C’est ça l’option fondamentale (…)’’, a déclaré Macky Sall qui affirme ne pas ne pas comprendre ce ‘’débat’’ sur le nombre de mandats ‘’malgré toutes ces clauses’’.
Selon l’article 27 de la Constitution du Sénégal, ’’la durée du mandat du président de la République est de 5 ans. Nul ne peut exercer plus de deux mandats consécutifs’’.

Discours à la Nation: «Je suis resté sur ma faim»

Ousmane Sonko, le leader de Pastef, a réagi sur le discours à la nation du chef de l’Etat. Il déclare qu’il est resté sur sa faim. «Déjà dans la forme, le discours est long. De  plus, je suis resté sur ma faim. Mais le premier constat que je fais, c’est que tous les domaines qu’il a abordés, ce qu’il dit est éloigné de la réalité. Particulièrement sur le plan politique», a déclaré le leader de Pastef sur la 2sTv.

 

Sur le taux de croissance annoncé par le chef de l’Etat, M. Sonko estime qu’il est normal que le pays atteigne un tel niveau de croissance, puisque que la tendance mondiale est à ce rythme de croissance. «Même dans notre zone, nous sommes dans une tendance globale de croissance, car c’est la tendance mondiale qui le permet », a déclaré le chef de l’Etat.

Quant à la richesse créé par cette croissance, Sonko explique : «C’est vrai qu’il y a de la croissance, mais ce n’est pas une croissance pour les sénégalais. Car notre économie est entre les mains des étrangers. Les marchés publics sont raflés par les étrangers. Les ressources naturelles sont entre les mains des étrangers. Donc la richesse est exportée par les étrangers. Et cette croissance ne peut pas réduire la pauvreté. Et jusqu’à présent, les projections de croissance du Pse n’ont pas été atteints », a déclaré Ousmane Sonko.

CAF AWARDS : SADIO MANÉ, SALAH ET AUBAMEYANG FINALISTES

L’attaquant sénégalais de Liverpool, Sadio Mané, son coéquipier, l’Egyptien Mohamed Salah et le Gabonais Pierre-Emerick Aubameyang, sont les trois finalistes du ‘’Ballon d’or africain 2018’’, a annoncé la Confédération africaine de football (CAF) sur son site.
Tous les trois joueurs étaient finalistes l’année dernière et l’Egyptien avait remporté le titre.
Le ’’Ballon africain 2018’’ sera dévoilé lors du gala des CAF Awards, le 8 janvier 2019, au Centre international de conférence Abdou Diouf de Diamniadio, à Dakar.
L’entraîneur des Lions, Aliou Cissé, est en course pour le titre d’entraîneur de l’année en compagnie du technicien français Hervé Renard (sélectionneur du Maroc) et de l’entraîneur de l’Espérance de Tunis, Moine Chaabani, rapporte le site officiel de l’instance dirigeante du football africain.
La capitale sénégalaise va abriter, le 8 janvier, la cérémonie des « CAF Awards 2018 », au cours de laquelle sera décerné le « Ballon d’or africain » de l’année.
Les « CAF Awards », une manifestation qui remonte à 1992 avec l’instauration du trophée destiné au « footballeur africain de l’année », a été depuis étendue à d’autres catégories avec notamment l’introduction du prix récompensant la meilleure joueuse.
Le Sénégalais El Hadji Diouf (2001, 2002), l’Ivoirien Yaya Touré (2011, 2012) et le Camerounais, Samuel Eto’o (2003, 2004) sont les seuls à avoir remporté le prix deux fois fois d’affilée.

LE CHEF DE L’ETAT ACCORDE LA GRÂCE À 804 DÉTENUS

Le chef de l’Etat a accordé la grâce à 804 ’’personnes définitivement condamnées pour des infractions diverses’’, à l’occasion du nouvel an, a annoncé le ministère de la Justice.

’’Le président de la République, fidèle à la tradition républicaine et conformément à la Constitution, par décret n°2018-2287 du 31 décembre 2018, a accordé son pardon à 804 personnes définitivement condamnées pour des infractions diverses et incarcérées dans les différents établissements pénitentiaires du Sénégal’’, indique le ministère dans un communiqué transmis .

La même source ajoute que ‘’cette mesure de clémence concerne des délinquants primaires, des condamnés présentant des gages de resocialisation, des personnes âgées de plus de soixante cinq (65) ans, des condamnés gravement malades et des mineurs’’.